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Préparation à faire *AVANT* les problèmes

Un ordinateur, c’est fragile!

Comme de fait, il vaut infiniment mieux être prêt AVANT plutôt que APRÈS.

APRÈS… quoi au juste ? La catastrophe! Par catastrophe, je parle évidemment de toutes les calamités qui peuvent nous tomber dessus. Euh, tomber sur notre ordinateur. Par exemple, un disque dur, ça peut péter. C’est pas une question de SI ça va casser mais bien de QUAND. Un boîtier d’ordinateur gentiment posé au sol peut subitement recevoir un coup de pied mal placé et du coup le disque dur peut être endommagé. Ça peut être un simple café renversé sur un clavier d’ordinateur portable. Ou la foudre tombe près de chez vous et vous perdez la moitié (généralement la moitié chère) de vos équipements électroniques. Une inondation, un incendie, un neveu innocent qui télécharge des choses pas catholiques en étant en visite chez vous, une attaque virale qui donne la grippe informatique à votre machine, même une fluctuation de courant peut faire en sorte que votre machine devienne bêtement aussi utile qu’un tas de briques.

C’est APRÈS que le technicien (comme moi par exemple) va vous poser tout un tas de questions tordues pour lesquelles vous n’aurez souvent pas de réponse. Je sais bien que ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est juste que vous ne le savez pas. On ignore ce qu’on ignore finalement. Bref.

Qu’est-ce qui est nécessaire?

Pour commencer, ça prend une liste (à jour) des programmes qui doivent être installés avec une clé numérique quelconque (usuellement une longue série de lettres et chiffres, en groupe de quatre ou cinq, séparés par des tirets). Par exemple, si on achète la suite Microsoft Office, il y a une clé qui l’accompagne pour l’activer. C’est en quelque sorte le numéro de série de votre logiciel, son identifiant unique. On retrouve la même chose pour Norton Sécurité et plein d’autres logiciels. Il est impératif de savoir où sont cachées ces informations. Elles peuvent être imprimées sur un carton ou bien se trouver dans un courriel de confirmation de téléchargement du produit après un achat en ligne. Un inventaire de ces informations peut s’avérer non seulement utile mais bel et bien capital pour remettre le système en marche sans que rien ne manque. Si vous pensiez être mécontent d’avoir des problèmes, imaginez qu’on vous demande de payer à nouveau pour quelque chose que vous avez déjà acheté… Je regarde dans la direction de Microsoft là, comme ça…

Bien entendu, on doit absolument avoir une copie de sauvegarde de nos données, aussi complète et à jour que possible. Comme mentionné plus haut, un disque dur va briser un jour ou l’autre, si toutes vos données, photos, vidéos souvenir sont là-dessus et NULLE PART AILLEURS, vous allez verser toutes les larmes de votre corps. Imaginez un instant de perdre les photos de votre mariage, c’est quasiment un cas de divorce! Il y a des outils pour ça, dont un qui vient avec Windows. Il faut le régler, s’en servir et valider de temps à autre que la sauvegarde s’effectue correctement. De plus, il ne faut pas attendre que la catastrophe frappe pour tester une sauvegarde et se rendre compte avec horreur que ça ne fait pas le travail correctement depuis des semaines. Des plans pour finir à l’hôpital, et on se doute que ça ne va pas améliorer la situation. Personnellement j’utilise SyncBack Free avec mon disque dur externe (même si le site est en anglais, le logiciel est disponible en français et fonctionne très bien pour mes besoins). On peut aussi (si on leur fait confiance, ces temps-ci on a l’impression que notre vie privée est à vendre à n’importe qui) copier nos images et vidéos vers « le nuage » (en utilisant un service comme OneDrive, DropBox, Google Drive, etc.) EN PLUS d’une copie locale sur un disque dur externe (ou clé USB si vous en avez une assez costaude pour tout contenir). Je dis « en plus », car on ne sait jamais quand un de ces services fermera ses portes. Ne rigolez pas, c’est déjà arrivé (site en anglais). D’un autre côté, une alternative serait de copier vos données vers un (ou plusieurs) DVD et en emmener une copie chez quelqu’un de votre entourage. Il n’y aura de problème d’espionnage en ligne avec cette méthode, cependant la longévité des disques n’est pas toujours au rendez-vous.

DVD récupérationIl faut pouvoir aussi être en mesure de réinstaller Windows complètement. Ceci implique que lors de l’achat on vous aura informé à propos de la partition du disque dur qui contient une image du disque en l’état où il vous a été vendu (du moins j’espère qu’on vous l’aura dit). On vous aura également dit que si vous voulez des DVD de récupération pour votre ordinateur que c’est votre travail et responsabilité de les graver, grâce à l’utilitaire fourni à cet effet sur votre machine (ou bien le magasin va vous offrir de le faire pour vous et du coup vous charger un peu plus de 100 $ pour le faire). Si c’est effectivement déjà fait, tant mieux, assurez-vous de savoir où se cachent ces DVD (ou cette clé USB, si c’est le média qui a servi pour créer l’image). Dans la vaste majorité des cas, les gens ne savent pas qu’ils doivent créer ces DVD. Le problème n’en est pas un si on fait une restauration du système et que le disque n’est pas physiquement endommagé. En principe, ça va fonctionner. C’est plutôt quand le disque dur est fini qu’on a besoin de ces disques pour réinstaller Windows après avoir remplacé le disque dur par un neuf. En gros, soit vous en gravez un set si vous ne l’avez pas, soit ça peut se mettre sur une clé USB qui sera assez grosse pour contenir l’équivalent de 4-6 DVD (en principe, une capacité de 32 Go devrait suffire), ou bien vous l’avez déjà et vous ne vous souvenez plus les avoir gravés, auquel cas ça vaudrait le coup (et le coût!) de les chercher pour mettre le grappin dessus.

Pour un technicien, il peut aussi être très utile de connaître le pedigree de l’ordinateur :

  • marque et numéro de modèle de l’ordinateur
  • quantité de mémoire vive
  • capacité du disque dur et espace disponible
  • version de Windows (ou Mac OS X)
  • type de microprocesseur

Avec tout ça, on devrait pouvoir faire face à la plupart des éventualités pour remettre la machine en marche.

Si j’ai oublié de quoi, indiquez-le moi dans les commentaires, ça peut sauver du trouble à quelqu’un d’autre. Rien ne dit qu’il n’y aura pas une version 2.0 de cet article!

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One Response so far.

  1. Gilles Beauchamp dit :

    Malheureusement, pour plusieurs propriétaires d’ordinateurs, nous négligeons cet aspect de se munir de copies de sauvegarde avant qu’une catastrophe… je trouve intéressant que ce « rappel à l’ordre » nous soit envoyé… personne n’est à l’abri d’une panne telle que décrite dans ton article… Merci de veiller sur nous…!

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