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Comment sauvegarder/gérer nos données

Bonjour! J’espère que cette publication vous retrouve en excellente forme!

J’aimerais couvrir, dans cet article, de ce qu’on pourrait résumer sous la rubrique « méthode de gestion des données ». Je sais, je m’embarque dans de quoi qui semble vaste au départ.

En résumé : Je vais discuter de la méthode que je préconise pour s’assurer que nos données survivent le plus longtemps possible, au niveau intégrité de ces données. Par donnée, j’entends TOUT type de fichier informatiques que nous créons et conservons sur nos plateformes technologiques, qu’il s’agisse de photos, vidéos, documents textes, chiffriers, publications de toutes sortes, musique, etc.

Pour commencer, je pense qu’on peut s’entendre sur un point : perdre un fichier dont il n’existe qu’un seul exemplaire, c’est une catastrophe. On devra recréer le contenu pour le récupérer. Imaginez maintenant s’il s’agit de vos photos de mariage… Ou de tout autre événement significatif de votre existence? Les petites gouttelettes qui perlent à votre front me disent que soit ça vous est déjà arrivé, soit l’idée que ça puisse arriver vous semble terrifiante. C’est normal. Il faut faire des efforts pour éviter que ça arrive. Une grosse partie de ce qui a trait à notre passage sur cette Terre est désormais du domaine numérique. D’un côté, ça peut sembler une bonne chose : après tout, rien de plus facile que de copier un fichier vers une clé USB, n’est-ce pas? Malheureusement, rien de plus facile que d’effacer le même fichier, vu qu’une clé ça marche dans les deux sens : lecture ET écriture. Ce qu’on y met peut donc disparaître. Il faut donc procéder comme suit :

3 exemplaires de tous les fichiers importants

2 media différents

1 copie hors site.

Reprenons ça point par point :

3 exemplaires de tous les fichiers importants. Je pense nécessaire de trier ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Une blague drôle (qui conserverait les blagues plates?) téléchargée d’un site web, si on la perd, il n’y aura pas de véritables conséquences. Nos photos souvenirs? Oupelaille. Là on est dans le trouble. Si on prend le temps de classer correctement ce à quoi on tient, on va se rendre compte qu’il n’y en a peut-être pas tant que ça. Ce sont les fichiers sur lesquels on doit concentrer notre attention. Pourquoi en triple? Un exemple : une copie sur notre disque dur interne, une copie sur un disque dur externe et une copie ailleurs que chez vous. Comme votre disque dur externe est généralement un compagnon fidèle de votre ordinateur, il se trouve alors tout près de ce dernier, voire carrément branché dessus en permanence. S’il y a un pépin grave, il y a des scénarios où la perte simultanée du disque interne et externe en même temps est très probable. On ne veut pas ça!

Disque dur externe Seagate 4 To

2 media différents. Ce point mérite toute notre attention : Les disques durs sont devenus gigantesques en termes de capacité ces dernières années. Il est donc très facile d’accumuler des quantités de fichiers incroyables! Pire, pratiquement tout le monde est devenu cinéaste, et on filme donc allègrement avec nos téléphones intelligents en haute définition, et ces fichiers vidéos prennent rapidement beaucoup d’espace. Il faut donc, si on ne veut pas les perdre, avoir une méthode de stockage qui en tient compte. Si on utilise un laptop par exemple, et que le disque dur interne fait 1 To (ce qui est assez fréquent de nos jours), il faudra utiliser un disque externe d’une capacité équivalente ou supérieure pour dupliquer le contenu du disque interne. CECI EST IMPORTANT : il faut que le disque interne soit en mesure de tout contenir, et le disque externe contient un duplicata du disque interne. Je ne peux pas appuyer sur ce point trop à la légère : un disque externe, de par sa nature, est sujet à briser facilement. On oublie trop vite qu’il y à peine quelques petites décades, un disque dur n’était absolument pas transportable. C’étaient des appareils énormes et horriblement coûteux. La miniaturisation et la recherche et développement nous ont apportés des appareils compacts et portatifs, sauf qu’ils contiennent toujours une technologie qui ressemble à ce qui a été inventé par IBM il y a plus d’un demi-siècle : des disques qui tournent, avec des têtes qui se promènent au-dessus de ces plateaux pour lire/écrire les données. Ce sont des objets EXTRÊMEMENT DÉLICATS. Une simple chute de moins d’un mètre peut leur être fatale! Imaginez ce que nos écarts de température peut faire! Ici au Québec, quand c’est l’hiver, je vous en conjure, si vous entrez de dehors par un froid intense de -30ºC, n’allez pas brancher votre disque dur immédiatement à un ordinateur pour en lire le contenu. Laissez-lui le temps de revenir à la température ambiante avant. S’il est froid au toucher, il est trop tôt. L’humidité ambiante peut facilement se condenser sur les surfaces froides et on sait où ça mène de l’eau sur des composants électroniques sensibles… Il est donc absolument hors de question de mettre sur le disque externe des données qui n’existent QUE SUR CE DISQUE. D’autre part, media différents dans ce contexte veut aussi dire « pas acheté en même temps que le laptop ». Pourquoi? Un disque dur a une durée de vie déterminée à la fois par l’usure normale et le passage du temps, et bien sûr, comment on le manipule. Si les deux appareils sont fabriqués en même temps, il est dès lors assez probable que si un lâche, l’autre suive pas longtemps après. Si un disque ne saute pas durant les six premières semaines, les chances sont bonnes qu’il va durer à peu près quatre ans sans pépin. Passé cette période, les disques commencent à se dégrader avec le passage du temps et les statistiques montrent que les défectuosités apparaissent de plus en plus. Prenons un cas de figure : j’ai un ordinateur portable qui comporte deux disques durs, un de 500 Go et un deuxième de 2 To (2000 Go). J’utilise présentement un disque externe de 5 To pour en faire la sauvegarde, lequel est beaucoup plus récent que les deux autres disques. Un autre cas : un petit Macbook 13″ qui comporte un disque interne minuscule de 256 Go. Ce truc est tellement tout le temps plein que je me suis tanné et lui ai adjoint un disque externe sur lequel j’ai balancé mes librairies Photos et iTunes, qui étaient trop grosses pour tenir sur le disque interne. Du coup je n’ai pas le choix : j’ai un autre disque dur externe pour sauvegarder ET le contenu du disque interne du Mac ET le contenu du disque externe branché au Mac. Il n’est pas question de me taper la conversion de tous mes disques compacts de musique en version numérique une deuxième fois, j’en ai juste trop et j’ai pas la patience. C’est d’ailleurs un peu ça le point : si ça a pris du temps pour créer les fichiers et qu’on ne veut pas se taper le travail une deuxième fois, ça devient de facto des fichiers importants. On peut déterminer assez aisément quels sont nos besoins en stockage externe quand on va faire un tour dans Explorateur de fichiers, en cliquant avec le bouton de droite de la souris sur le disque dur (habituellement ce dernier est identifié par la lettre C et apparaît comme « Disque local (C:) », le deux-points étant un restant de MS-DOS qui est resté collé dans le décor…) et en sélectionnant « Propriétés » pour voir un rapport qui nous indique à quel degré notre disque est plein (ou vide, selon votre philosophie). Dans mon cas, ce disque est à 179 Go d’utilisation. À noter que ce nombre inclut non seulement mes données, mais également le système d’exploitation (Windows 10 ici) et les programmes. En principe un disque dur externe de 500 Go serait donc amplement suffisant pour tout contenir, mais la réalité fait qu’il vaut mieux planifier un multiple supérieur à 2 pour tout conserver. On ne sait pas ce que le futur nous réserve, et il faut tenir compte des apports de fichiers de nos autres plateformes (cellulaires, tablettes). La tendance qu’on observe c’est qu’avec le temps, la qualité des vidéos et des photos augmente, donc même si on se contente de prendre le même nombre de photos et vidéos année après année, force est de constater que la taille de ces fichiers augmente rapidement. Il faut donc estimer nos besoins en stockage actuels, et aussi lire l’avenir pour estimer nos besoins futurs. Donc, pour résumer, tout en double localement.

1 copie hors site. Celle-là, c’est pas toujours simple. Autrement dit, c’est de s’organiser pour avoir une troisième copie qui n’est pas dans votre maison. Non, la voiture ce n’est pas terrible, les écarts de température peuvent être mortels pour les appareils électroniques. De plus, si le problème qui requiert l’utilisation d’une sauvegarde hors site est une catastrophe naturelle, la voiture peut avoir été emportée par le désastre. De nos jours, et les compagnies d’assurances peuvent en témoigner, ces événements sont plus fréquents. On ne peut plus dire « ça n’arrive qu’aux autres », des fois, les autres, c’est nous. Qu’il s’agisse d’une inondation, tornade ou autre tempête importante, on a l’impression que les nouvelles ne font que nous annoncer une catastrophe après l’autre. Merci réchauffement climatique. Quand c’est pas ça, ça peut être notre filage électrique qui est trop vieux, surchauffe et bam, ça prend feu, ou encore notre plomberie nous pète au visage et on se ramasse avec de l’eau partout. Un ordinateur, ça nage très mal. C’est le comment on fait qui devient un peu un casse-tête… sauf si on a très peu de données. J’ai une amie dont les besoins actuels sont très modestes : Google Drive, avec ses 15 Go de stockage en ligne, lui convient parfaitement. Dans mon cas, et celui de la majorité des gens, c’est plus complexe. On peut utiliser deux disques durs externes, et faire la rotation. Par exemple, je pourrais envisager de faire une copie de mes données vers un deuxième disque, l’apporter chez mon voisin, et deux semaines plus tard, refaire une sauvegarde vers un disque externe, aller chez mon voisin et échanger les disques pour faire une rotation. C’est cependant très manuel comme méthode, si on manque de discipline, ça ne va pas suffire. Un moment donnée on se réveille que ça fait six mois qu’on a rien sauvegardé. D’autre part, en cas de catastrophe comme un incendie qui se propage dans tout un quartier, le voisin pourrait être simplement pas assez loin pour apporter une tranquilité d’esprit. Bien sûr, dans un monde idéal, il faut pouvoir automatiser cette sauvegarde vers un stockage en ligne qui ne dépend pas de votre bon vouloir et discipline. C’est là qu’on peut envisager des solutions comme OneDrive, Google Drive, DropBox et autres. Si on est débrouillards, il se peut qu’en combinant les stockages gratuits de chacun on arrive en bout de piste à quelque chose qui suffise à la tâche, même si ça devient compliqué. Je penche plus pour quelque chose comme Backblaze, Carbonite ou iDrive. L’inconvénient d’un stockage en ligne? Bazwell que c’est pas vite! Nos vitesses de connexion Internet sont en effet « asymétriques », ce qui signifie simplement que la vitesse de l’Internet vers nous est beaucoup plus élevée que de nous vers l’Internet. Dans mon cas, 60 Mbits/s en download (téléchargement) et 10 Mbits/s en upload (téléversement). Donc de moi vers l’Internet, c’est six fois moins rapide. Quand on a des centaines de giga-octets à transférer, vaut mieux avoir validé d’abord si c’est important?

On n’a fait qu’égratigner la surface du sujet dans cet article, de toute évidence on va revisiter le sujet régulièrement dans le futur! Vous avez vos histoires d’horreur? Des bonnes idées? Partagez-les dans les commentaires!

One Response so far.

  1. Gilles Beauchamp dit :

    Bonjour Marc, merci pour cet article dont j’ai envoyé le lien à une amie qui vient de perdre « quelques semaines » de données de comptabilité suite à une manoeuvre de sa part ou autre incident non relié à elle-même (elle ne sait vraiment pas c’qui s’est passé)… et j’espère que suite à cette lecture, elle saura utiliser tes précieux conseils…!

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