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Comment nettoyer son clavier

Clavier dû pour nettoyage

Saviez-vous qu’un clavier d’ordinateur est un vecteur particulièrement efficace pour attraper un virus ou un microbe quelconque ? Je ne parle pas bien entendu de la variété informatique, qui peut donner une bonne grippe à votre ordinateur, mais bel et bien du domaine biologique, du genre qui peut vous mettre sur le carreau pour une bonne semaine. D’ailleurs, comme les virus et microbes peuvent survivre sur une surface inerte de quelques heures à plusieurs jours, je commence à penser—mais ce n’est qu’une hypothèse ! —que si nos grippes durent plus longtemps qu’avant c’est qu’on se réinfecte soi-même à répétition via notre propre (!) clavier. Et pourtant, à quand remonte la dernière fois où vous avez pris soin de de nettoyer cet assemblage de touches en plastique ? C’est bien ce que je pensais. On est en droit de penser qu’on est l’artisan de son propre malheur si on se contamine soi-même. Sauf que parfois, le problème vient de quelqu’un d’autre qui est porteur de la bibitte. Soit que vous échangiez une poignée de main avec cette personne, ou encore un « infectieux » se retrouve à utiliser le clavier de l’ordinateur « familial » (surtout qu’on approche de la période des Fêtes, on reçoit du monde et il y a toujours un quelqu’un qui veut regarder quelque chose sur le web ou jouer à un jeu, et à qui on donne la permission d’utiliser notre ordinateur). D’autre part, on n’a pas tous la possibilité—certains diront le luxe—d’avoir un ordinateur pour chaque personne qui vit dans la même maison. C’est que ce n’est pas gratuit ces machins-là. Alors que faire pour se prémunir de ces problèmes ? Tout simple, on lave le clavier. Rangez-moi votre compresseur pour laver la voiture s.v.p., ce n’est pas une méthode à laquelle un clavier peut survivre. Ni le lave-vaisselle, quoique pour certains cas extrêmes… Même pas, surtout pour un modèle normal qui comporte un élément chauffant servant à sécher la vaisselle. Le clavier risque de changer de forme ! De toutes façons, si c’en est rendu au point où on pense utiliser un lave-vaisselle pour laver un clavier, c’est une cause perdue : aussi bien le remplacer.

Pour le nettoyage, je fais ça en quelques étapes :

  1. On commence par éteindre l’ordinateur. Croyez-moi sur parole, c’est mieux comme ça. Ça vaut aussi pour les claviers sans fil, le plus simple étant de retirer les piles sous le clavier.
  2. Si c’est un ordinateur de table, il vaut mieux débrancher le clavier. Comme ça, si on a la fâcheuse tendance à manger en travaillant à l’ordinateur, on peut retourner le clavier à l’envers et le secouer solide pour en faire tomber les miettes (et peut-être les broches qu’on enlève aux piles de papier qu’on s’apprête à déchiqueter une fois l’an !) sans pour autant que le fil tire sur la tour. Ça serait comme pas bon. Aussi, en le secouant, arrangez-vous pour être hors de portée de tout ce qui peut faire mal : coin de bureau, classeur, tablette de clavier, votre nez…
NOTE : Les prises USB sont résistantes, mais peuvent quand même briser assez facilement avec l’effet de levier. Par exemple, si vous avez une clé USB dans la prise, que celle-ci est près du sol, un balai peut accrocher la clé et briser la prise. Dans l’image ci-dessous, on peut constater que dans la pièce de gauche (une fois dessoudée de son circuit) la plaque de plastique qui sert à orienter le connecteur quand on l’insère est manquante. Bref, il vaut mieux débrancher le câbe USB.
Prises USB fragiles
  1. Si c’est un ordinateur portable, on peut le renverser aussi pour se servir de la gravité et en faire sortir les cochonneries accumulées, mais pour le secouer… mmmh, disons que ça peut être plus dangereux d’endommager l’ordinateur. Prudence. Il serait mieux de le placer sur le côté (vous avez bien tout débranché, n’est-ce pas ?) et utiliser une bonbonne d’air sous pression pour en déloger la saleté. Rappelez-vous de ne pas utiliser une telle bonbonne avec la buse en position renversée, ce qui va sortir brûle la peau et laisse des traces sur le plastique. Ne jamais secouer une telle bonbonne à la façon d’une bombe aérosol de peinture. Elle deviendrait assez froide pour causer des engelures.
  2. One Step WipesEnsuite, je nettoie la surface du clavier et les touches avec une lingette prévue pour désinfecter les mains et les surfaces. Je ne trippe pas particulièrement sur la senteur après coup, mais le clavier prend un coup de jeune assez vite avec ça. Il aussi utiliser un coton-tige (Q-Tips) pour nettoyer entre les touches, il se ramasse une quantité de crasse là-dedans qui peut faire peur à un spécialiste du CDC.
  3. On laisse sécher comme il faut.
  4. On rebranche tout et on repart !

Alternativement à la canne d’air comprimé on peut aussi utiliser un aspirateur. Encore là, il vaut mieux que le clavier soit débranché ou que l’ordinateur soit éteint.

Au lieu de la lingette désinfectante, j’ai déjà eu de bons résultats avec un essuie-tout et du nettoyant à vitre bleu (il faut que ça soit liquide comme le Windex, pas en mousse comme le « Bon Ami » en aérosol). Il faut juste prendre soin de vaporiser le liquide sur l’essuie-tout et non pas directement sur le clavier.

Somme toute, un clavier est quand même assez résistant. J’ai déjà démantelé les touches d’un clavier avec un simple tournevis à lame plate et j’ai pu les remettre en place sans problème (faut juste les attraper avec une troisième main quand ça part !). J’en ai vu recevoir des trucs pas trop bons pour la santé (du clavier !) et s’en tirer quand même bien après un bon nettoyage. J’en ai moi-même eu un qui a senti le café pendant un bon six mois. Typiquement, le problème post-traumatique courant se résume à des touches qui collent. Genre, on appuie sur la barre d’espace et elle ne remonte pas d’elle-même. Fatiguant. Sans compter que n’importe quelle touche qui reste collée peut rester activée et se répéter à l’infini. Le cas le plus drôle que j’ai vu c’est un clavier qui était tombé par terre sur un plancher de béton (je n’ai jamais su exactement le fond de l’histoire, mais je soupçonne qu’il y avait une surdose de frustration à l’origine de la chute). Les capuchons des touches se sont éjectés un peu partout et on a cherché un certain temps avant de les retrouver en totalité. Presqu’une semaine avant qu’on mette la patte sur la dernière. C’est là qu’on se rend compte qu’un clavier de 102 touches, ça en fait des pitons en plastique. Il faut aussi les remettre à la bonne place, ça fait un peu casse-tête… Comme de coutume dans ces cas-là, il vaut mieux prévenir le coup et prendre une photo AVANT de défaire les touches…

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